Mardi, 23 Octobre 2018
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Dura lex sed lex
La loi est dure mais c'est la loi
             

LA VOIE ORIGINALE

    A
    Monsieur le Directeur de publication « La Voie Originale »

    Objet: Avertissement

    Monsieur le Directeur,
    Vous affichez, à la une de votre parution du samedi 19 août le titre suivant: « Réclamations post affectations en 6èm  Une vaste escroquerie bien Organisée». L'article développant cette Une est publié en page 5.

    A la lecture de l'article, le Conseil national de la presse (CNP) relève «…là le parent d'élève s'acquitte d'un droit (de réclamation) de 2 OOOFCFA. Et; c'est Justement à ce niveau que se posent quelques Interrogations, A quoi servent ses frais?... d’où vient-il que la Commission nationale d'orientation ignore royalement les vœux des parents pour affecter leurs enfants de façon aléatoire… Et si ces "erreurs" étaient voulues ? Et si ce n'était qu'une autre Facette du vaste réseau d'entrées d'argent que la ministre de l’éducation national Kandia Camara et ses collaborateurs ont savamment mis en place pour se sucrer sur le dos des Ivoiriens? A en juger par l’affluence  que nous avons pu observer sur le site que nous avons visité notre interlocuteur ne croit pas si bien dire, lui qui affirme que l'opération de réaffectation est une affaire de gros sous».

    Le CNP observe que, selon vous, l'opération des réclamations consécutive aux affectations en sixième constituerait en réalité « une vaste escroquerie» du Ministère de l'Education nationale. Cette affirmation que vous avancez, sans en faire la démonstration est une accusation sans preuve.
    Par ailleurs le CNP, ne vous déniant pas votre intention d'attirer l'attention de l'opinion sur la gestion des fonds générés par cette opération, note que vos informations indexent gravement le Ministère de l'Education nationale.

    Le CNP constate, cependant, que vous n’indiquez nullement ta positron dudit ministère, seule structure susceptible de vous donner les réponses aux interrogations que vous soulevez dans votre article en vue de recouper et d'équilibrer l’information, comme vous le recommandent les règles de la profession.

    De même, dons votre parution du lundi 21 août 2017, vous faites un traitement similaire, en indexant, en plus du Ministère de l'Education nationale, celui de l'Enseignement supérieur, dans l'article annoncé à la Une et intitulé : « Ecole ivoirienne / on ‘’mange partout’’ ».

    En témoigne les extraits suivants: « …on aura surtout constaté comment les actuels tenants du pouvoir font preuve d'imagination pour se sucrer sur le dos des ivoiriens. Et l'école, prise en otage par ses ogres n'échappe pas à leur boulimie… Par le passé, Il suffisait à l’autorité ministérielle sur la base d’accord convenu entre deux élèves d’entériner la réaffectation de l’un dans l’établissement d’accueil de l'autre et vice versa. Cette opération était alors entièrement gratuite. Aujourd’hui elle est payante et les frais s'élèvent à 4000 FCFA. A la charge des requérants. Il s'agit là encore d'une autre forme d'escroquerie dont on peut se rendre compte au vu des nombreuses affiches portant la mention "Permutation’’... Au niveau de l'Enseignement supérieur, on semble avoir bien compris la méthode. La trouvaille de la direction de l'orientation et d’Examens (Dorex): exiger le paiement d'une somme de 600 FCFA pour le retrait des diplômes du BTS notamment !... Certes, nous ne disposons des chiffres exacts des admis au BTS mais en nous fondant sur les nombreuses grandes émies qui existent en Côte d'Ivoire, on devine aisément que les sommes engrangées par les hommes de Ly Ramata, la ministre de l'Enseignement supérieur se chiffrent à plusieurs millions de francs. Autant le dire, le Jeu auquel se livrent ceux qui ont en gestion l’école ivoirienne est tout scandaleux et honteux… Rien si ce  n'est leur désir de se remplir les poches, ne Justifie de tels agissements. Ce comportement n'est pas seulement caractéristique de leur pauvreté, Il traduit la misère morale de ceux qui nous dirigent … ».

    Un tel traitement est constitutif d'une violation des articles 4 et 17 du code de déontologie du journaliste qui stipulent respectivement : « Défendre, en tout lieu et en toute circonstance, la liberté qu'il a de commenter et de critiquer, en tenant le scrupule et le souci de la justice, de l’équité de et de l’équilibre comme règle non négociable dans la publication et la diffusion honnêtes de ses informations » ainsi que : «S’interdire le plagiat, la calomnie, la  diffamation et les accusations sans fondement. »

    En conséquence, le CNP vous inflige un avertissement et invite, à l’avenir à plus de rigueur dans le traitement de l’information.

    Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, mes salutations distingués

    Raphaël LAKPE







 
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