Mardi, 23 Octobre 2018
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Dura lex sed lex
La loi est dure mais c'est la loi
             

LE NOUVEAU COURRIER

    A
    Monsieur Simplice Zahui journaliste à « Le Nouveau Courrier ».

    Objet : Blâme

    Monsieur,
    Votre journal publie en page 4 de sa parution du mardi 18 Juillet 2017, un article signé de vous-même, sous le titre suivant : « Procès de Gbagbo/ Quand la mère d'un délinquant s'amuse à juger un digne fils d'Afrique ».

    Le Conseil national de la presse (CNP) relève à la lecture ce qui suit : « ...Elle qui durant la seule année du procès contre Laurent Gbagbo ne cesse de multiplier les échecs, ne peut plus jouer au coup-de-poker. Et pour cause, la poche de moralité présumée de sa famille vient d'être trouée. Son fils, Georges Bensouda, a été révélé comme un délinquant de grand chemin.

    Selon des témoins, la victime Bensouda et le tueur se connaitraient « les raisons de leurs querelles vielles (sic} de plusieurs mois reposaient sur leurs activités, le trafic de drogue. Ainsi, la dame des droits humains et spécialiste de droit internationale ne serait pas droite ! Son fils, résultat de l'éducation de sa génitrice est un trafiquant de drogue. La question qu'on est tenté de se poser est de savoir où et avec qui, a-t-il appris à se livrer au trafic de drogue.

    L’éduction de ses parents n'a-t-elle pas suffi pour que Georges Bensouda trouve d'exister par le biais de la vente de drogue ? .... de deux choses l'une, soit elle savait que son fils était trafiquant de drogue, mais l'amour maternel primant sur tout, feignait de ne rien savoir. Soit elle sait et soutient son fils dans ses activités illicites. Dans les deux cas, Fatou Bensouda est co-auteur indirecte du délit allégué à son fils. Et mérite d'être traduite devant les tribunaux. Sinon comment comprendre qu’une telle femme se donne le droit de juger un innocent.

    L'article est illustré de deux photographies dont l'une est légendée comme suit : « Bensouda, il faut libérer le Président Gbagbo pour t'occuper de ta famille ».

    Le CNP observe que, arguant des activités illicites dans lesquelles serait impliqué le défunt fils majeur de Mme Fatou Bensouda, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), vous tentez de la peindre comme une mère irresponsable, peu vertueuse, loin d'être un modèle.

    Le CNP note que vos écrits n'ont, manifestement, pour seul objectif que de salir la réputation de Mme Bensouda et de porter atteinte à sa dignité non seulement en tant que magistrate, mais surtout en tant que mère.

    De tels écrits calomnieux, dédaigneux et méprisants, contenant une charge importante de sentiments négatifs, de jugement de valeur à l'encontre de la procureure de la CPI et dont les insinuations sont malsaines, constituent une injure, au regard de l'article 78 de ta loi sur la presse et violent le Code de déontologie du journaliste qui proscrit les écrits méprisants et offensants.
    En conséquence de ce qui précède, le CNP vous inflige un blâme et vous invite, à l'avenir, à vous garder de porter des jugements de valeur sur les personnes citées dans vos écrits et à vous en tenir aux faits, objet de votre article.

    Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, mes salutations distinguées.

    Raphaël LAKPE

    Ampliations
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